Surveillant pénitentiaire : du concours à la première affectation
Recrutement
Les discussions sont ouvertes : vous pouvez liker et répondre.
Est-ce qu'il faut un diplôme dans la sécurité pour réussir le concours ?
Non, aucun diplôme de spécialité n'est exigé : il faut le bac ou un titre de niveau 4, quelle que soit la filière. Dans ma promo, il y avait d'anciens vendeurs, des sportifs, des aides-soignants, des militaires…
Et l'oral, ça porte sur quoi ?
C'est un entretien de 20 minutes sur votre motivation et votre aptitude au métier, ou sur votre dossier RAEP si vous avez au moins trois ans d'expérience. Le jury cherche surtout de la stabilité, de l'écoute et du recul. Soyez sincère.
On rentre chez soi le week-end pendant la formation ?
Pendant les périodes à l'école, beaucoup d'élèves rentrent chez eux le week-end quand le planning de la promotion le permet. Pendant les stages, vous suivez le rythme de l'établissement, comme vos futurs collègues.
Et le logement à Agen, c'est compliqué à trouver ?
Pas besoin de chercher : les élèves sont logés gratuitement pendant toute la scolarité. C'est un vrai plus pour se concentrer sur la formation.
Comment se fait le choix du premier poste à la sortie de l'école ?
Avec le concours national, vous choisissez parmi les postes proposés à votre promotion, dans l'ordre de votre classement. Mieux vous êtes classé, plus vous avez le choix. Avec le concours spécial Île-de-France, vous savez dès le départ que vous serez affecté en Île-de-France.
Donc la scolarité compte vraiment ?
Oui ! C'est pour ça qu'il faut s'investir dès le premier jour. Mais quel que soit votre poste, vous pourrez demander une mutation plus tard.
Comment vous avez géré le stress lors de vos premiers stages en détention ?
J'ai beaucoup observé mon tuteur au début. Voir comment il parlait aux gens, avec calme et fermeté, ça m'a énormément appris. Le stress diminue quand on comprend le fonctionnement.
La gestion du stress fait partie du programme à l'ENAP, avec des mises en situation. Et après chaque stage, on fait un retour en groupe : c'est souvent là que tout se dénoue.
Une fois affecté, est-ce qu'on est encore accompagné ?
Oui. Vous êtes d'abord stagiaire avant d'être titularisé, et l'encadrement suit votre progression. Dans mon équipe, je fais toujours un point régulier avec les nouveaux, et je les associe à des collègues expérimentés.
Ça rassure, merci !
Est-ce qu'on reste surveillant en détention toute sa carrière ?
Pas forcément ! Il y a les grades (brigadier-chef, major), le concours de capitaine, et de nombreuses spécialisations : formateur, moniteur de sport, ERIS, équipes locales de sécurité, brigades cynotechniques, surveillance électronique, renseignement pénitentiaire…
Je suis l'exemple : surveillante, puis formatrice à l'ENAP. Les passerelles existent vraiment.